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DÉCÈS D'ANNIE GIRARDOT

2011-03-02

    On la savait malade depuis quelques années. Et elle manquait déjà. Cette femme à la gouaille incomparable. Ce bout de grande à l'énergie électrisante. Annie Girardot est morte plus tôt cette semaine, à 79 ans, des suites de la maladie d'Alzheimer.

    Entrée au conservatoire de la rue Blanche en 1949, puis à la Comédie Française, elle sera révélée au cinéma quelques années plus tard par Visconti en femme avilie dans Rocco et ses frères. Ferreri, Lelouch (Vivre pour vivre), Cayatte (Mourir d'aimer) et Bertucelli (Docteur Françoise Gailland qui lui vaudra son premier César) suivront.

    Fin des années 70, elle nouera une relation unique avec le public en participant à plusieurs comédies populaires chez De Broca, Audiard ou Zidi avant de presque disparaître des écrans. Cette traversée du désert finira en 1996, avec Les Misérables de Lelouch pour lequel elle gagne un nouveau César et prononce un des discours de remerciements les plus bouleversants de l'histoire des cérémonies.

    En 2002, elle trouvera aussi chez Haneke l'un de ses rôles les plus marquants en mère étouffante et névrosée dans La pianiste.

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