Format maximum

Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

UNE TOUTE PETITE SEMAINE

2007-09-20

Une toute petite semaine

    Les premiers frimas ont fait couler les premiers nezs. Les feuilles, comme de jeunes demoiselles, se mettent à rougir. L’automne est bel et bien là. Était-ce une raison pour que nos écrans cette semaine se dépeuplent de façon aussi flagrante que Cannes après son festival? Certes non. Et pourtant, notre récolte hebdomadaire est bien maigre.

    Passons rapidement sur Resident Evil – Extinction, énième ressuscée d’un jeu vidéo où se perd celle pour qui tous les espoirs semblent morts, Milla Jovovich. Ne nous inquiétons pas pour elles, les jeunes beautés sont interchangeables dans cette jungle impitoyable qu’est Hollywood et la Milla a laissé sa place à la Jessica, Alba de son doux nom, que l’on retrouve cette semaine dans Good Luck, Chuck, une comédie romantique dont les prémisses (dès que le jeune héros couche avec une fille, celle-ci rencontre son homme idéal le lendemain) pourraient bien nous réchauffer si nous n’avions vraiment rien d’autre à faire un soir d’hiver sibérien.
Quant à Sidney White, autre comédie gnangnan, nous nous accordons le droit de faire comme si elle n’existait pas tant cette relecture de Blanche-Neige en milieu pubère nous indiffére royalement.

    Après les filles, les garçons. In the Shadow of the moon, documentaire de David Stington, pourrait en effet rallumer l’âme de tous les cosmonautes en herbe en laissant la parole à ceux qui, entre 1968 et 1972, eurent cet incroyable privilège de pouvoir poser leur pied sur la lune. Jim Lowell, Dave Scott, John Young, Gene Cernan, Mike Collins, Buzz Aldrin, Alan Bean, Edgar Mitchell, Charlie Duke et Harrison Smith. Ils sont tous là. Et comme la lune a déjà maintes fois prouvée qu’elle était un superbe sujet de cinéma, on pourrait bien se laisser aller.

    Rescapé de la semaine, Soie de François Girard dont on pourra bien dire qu’il a littéralement le champ libre pour gagner le cœur des spectateurs. Adaptation du roman d’Allessandro Barrico, le film marque également le retour de Girard, enfant-prodigue du cinéma québécois pour certains, qui nous avait déserté depuis 9 ans. Soulignons l’initiative du cinéma Ex-Centris qui propose ce samedi 22 septembre une représentation spéciale de Soie en présence du cinéaste et suivie d’une dégustation de thé japonais (15$, samedi 22 septembre, 14h).

    En passant, notons que Soie fut présenté au Festival de Toronto qui se terminait la fin de semaine dernière en attribuant le prix du meilleur premier film canadien à Continental, un film sans fusil de Stéphane Lafleur. Une bonne chose de faite avant sa présentation au prochain Festival du Nouveau Cinéma et sa sortie prévue en novembre.

Helen Faradji
 

 

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