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Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

EXCITATION EN BERNE

2007-10-04

Excitation en berne

    Avant de commencer, une annonce : dès la semaine prochaine, 24IMAG se transforme en quotidien. Tout le temps du Festival du Nouveau Cinéma, notre site se mettra en effet à votre service en vous proposant chaque jour 3 nouvelles critiques de films présentés lors du festival. Soyez au rendez-vous. Nous, nous y serons, c’est certain.

    Mais avant cette débauche d’échanges entre nous, voyons donc ce que cette semaine nous réserve.

    Inutile de s’attarder sur The Seeker : the dark is rising, énième variation autour du combo heroic fantasy et magie à tous les étages, adapté du livre de Susan Cooper, dont on abreuve les gamins depuis quelques années. Rayon musical, nous ne serons pas plus gâtés, ni par Feel The Noise, ni par El Cantate (avec Jennifer Lopez et son mari Marc Anthony. Quel duo!), deux insignifiances où l’on danse et chante beaucoup.

    La comédie romantique s’annonce elle aussi tristounette dans The Heartbreak Kid des frères Farelly où Ben Stiller apprend à se méfier des apparences et dans Hors de prix où Pierre Salvadori apprend la même chose à Audrey Tautou et Gad Elmaleh. Qui vient de bailler au fond de la salle?

    On a par contre entendu quelques jolis échos de ce Jane Austen Book Club, charmante observation de 6 amis tenant un club littéraire dans la Californie d’aujourd’hui et joli premier film de Robin Swicord, selon les dires. Même chuchotis flatteurs pour Un secret de Claude Miller, grand prix des Amériques lors du dernier FFM. Adapté du roman de Philippe Grimbert, le film suit une saga familiale des années 30 à aujourd’hui et réunit un assez beau casting : Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric et Julie Depardieu.

    Beaucoup moins de bruit, c’est étonnant, pour ce Into the Wild, nouveau long-métrage adapté par Sean Penn (The Pledge, Crossing Guard, The Indian Runner) de l’œuvre de John Krakauer où un jeune homme (Emile Hirsch) abandonne son doux cocon pour partir à l’aventure dans toute l’Amérique et croiser entre autres Marcia Gay Harden, William Hurt, Catherine Keener ou Vince Vaughn. Le voyage s’annonce pourtant bien.

    C’est aussi un voyage, cette fois mondial, que nous propose le documentaire La terre vue du ciel, réalisé par Renaud Delourme et présentant les images du photographe Yann Arthus-Bertrand. On y jouera avec plus ou moins de bonheur au jeu des 7 différences entre le livre du même nom posé sur de nombreuses tables basses et ce film.

    Toujours en documentaire, Le diable au corps, réalisé par Johanne Prégent, déjà présenté au dernier FIFA, attisera la curiosité par son scénario co-signé Nelly Arcan, une « spécialiste », il est vrai, de la folie. Le film explore les relations entre la maladie mentale et la création artistique que tentent de découvrir les patients du Centre hospitalier Robert-Giffard à Québec. L’art dans le film se fera une autre place, entre conte et poésie, dans Si Sullivan m’était conté, de Lauraine André-G., déjà auteure de La couleur chante-Molinari, qui plonge dans l’univers de l’artiste Françoise Sullivan, danseuse, auteure, photographe, sculpteure, mère et enseignante ! Elle méritait bien un film.

    Mais la grosse prescription de la semaine, c’était évidemment Québec sous ordonnance, nouveau documentaire de Paul Arcand, produit avec la finesse qui la caractérise par Denise Robert. La pilule est malheureusement plus que dure à avaler.

Bon cinéma.

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