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CANNES, JOUR 10 – Mon palmarès - Par Philippe Gajan

2012-05-27

Ah la joie des palmarès, comme un flash-back en accéléré sur 10 jours... J'ai donc constitué un jury avec moi-même. Tous les prix sont donc attribués à l'unanimité. Parfaitement partial et assumé...

Caméra d'or
Beasts of The Southern Wild de Benh Zeitlin
La surprise du festival. Un film ambitieux, tellurique, apocalyptique, foisonnant et immensément généreux.

Prix d'interprétation féminine ex-aequo (désolé...)
Isabelle Huppert, toute de grâce juvénile et rohmérienne dans In Another Country de Hong Sang-soo
Baek Yoon-sik
, montrueuse dans The Taste of Money de Im Sang-soo

Prix d'interprétation masculine ex-aequo (désolé...)
Jean-Louis Trintignant dans Amour de Michael Haneke
Denis Lavant
dans Holy Motors de Leos Carax

Prix de la mise en scène
Amour de Michael Haneke
Qui d'autre? Un huis-clos d'une précision absolument redoutable, une interprétation mythique et un montage sonore tout simplement formidable.

Prix du scénario
Mud de Jeff Nichols
Pour sa capacité à faire converger toutes les contradictions d'une Amérique qui se rêve avec la pureté et la jeunesse des mythes mais qui se vautre dans le cauchemars. Parce que Mark Twain, parce que Malik, parce que c'est limpide et classique.

Prix du Jury
Post Tenebras Lux de Carlos Reygadas
Rien compris? Pourtant tout est dans le titre. Reygadas pose un regard sombre sur le monde et cherche la lumière. Le seul film qui essaie véritablement autre chose, jusqu'à la rupture. Une quête inaboutie, certes, mais qui saurait dire qu'elle peut l'être?

Grand prix du jury
Vous n'avez encore rien vu de Alain Resnais
Car c'est vrai qu'on a encore rien vu avec lui. Le film le plus libre, le plus élégant et le plus cultivé. La classe avec en plus la meilleure adaptation (la seule totalement cinématographique d'ailleurs) d'un texte littéraire. L'Eurydice de Anouilh comme vous ne l'avez vu/lu/entendu.

Palme d'or
Holy Motors de Leos Carax
Carax livre tout simplement le film à la fois le plus vivant et le plus crépusculaire du festival. Grandeur et décadence du cinéma : à la vie, à la mort, à l'amour...  Un grand film hommage au cinéma qui contient tout cela et plus encore. Truffé de référence, inventif, jouisseur et jouissif et profondément mélancolique. Une très très belle palme d'or.

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Vos réactions (1)

  1. Je n'étais pas à Cannes et n'y ai donc rien vu, mais, d'instinct cinéphilique, je suis sûr que ton palmarès serait le mien, partial bien entendu!

    par Jean Antonin Billard, le 2012-05-31 à 13h32.

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