Format maximum

Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA: LA SUITE

2007-10-18

Festival du Nouveau Cinéma: la suite

    Pour sa deuxième semaine et avant de se clore, en beauté l’espère-t-on, ce dimanche, le Festival du Nouveau Cinéma nous réserve encore quelques belles surprises. Bien sûr, on se désolera de l’annulation de la venue annoncée de Claire Denis ou de Todd Haynes, mais on se réjouira tout de même de cette corne d’abondance cinématographique qu’il nous a offert.
Le palmarès, la semaine prochaine. En attendant, retrouvez nous chaque jour ici semaine jusqu’à dimanche pour les dernières petites merveilles du festival

    Ressassons le même discours : aucune trêve n’existe à Montréal pendant les festivals. C’est bien dommage. Les films s’empilent sur les écrans bénéficiant au mieux d’une attention mitigée, au pire d’un oubli total.

    On notera tout de même la tenue d’un hommage au réalisateur Harun Farocki au Goethe Institut du 18 octobre au 9 novembre. On y découvrira l’œuvre du
« mieux connu des cinéastes inconnus en Allemagne », comme il aimait à se décrire lui-même. Absent des écrans montréalais depuis 1992, Farocki a réalisé près de 90 films en 40 ans de carrière. Il sera l’invité d’honneur de cet hommage en 3 volets : une sélection de ses œuvres, une exposition de ses installations à la galerie Leonard and Bina Ellen de l’Université Concordia et un colloque d’une journée organisé par le Centre canadien d’études allemandes et européennes de l’Université de Montréal.

Harun Farocki sera présent à la projection de son Images du Monde et Inscriptions de la Guerre le 19 octobre à 18h30.
Pour tout savoir du reste de la programmation : www.goethe.de/rendez-vous


    Nos écrans se peupleront quant à eux cette semaine de trois transfuges du FNC (le documentaire d’ouverture Durs à cuire, La Capture de Carole Laure ainsi que Voleurs de chevaux de Micha Wald), mais également de thrillers politiques ambitieux et courageux (on se souviendra en effet avec émoi de Meryl Streep, chef de la CIA assénant un « Les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture » du haut de sa suffisance hypocrite dans Rendition, signé Gavin Hood), d’auto-remakes (vous ne trouvez pas, vous, que ce Things We Lost in the Fire de Suzanne Bier ressemble étrangement à son Brothers qu’elle signait il y a quelques années au Danemark avant de céder aux sirènes hollywoodiennes), de western moribond (Brad Pitt dans The Assassination of Jesse James by the coward Robert Ford, on demande à voir) ou d’adaptation tiède et manquant de puissance du roi de roman noir nouveau genre, Dennis Lehane (premier essai de réalisation de Ben Affleck, Gone baby gone manque quelque peu de charisme. Mais n’est pas Clint Eastwood qui veut).

Dommage que notre attention ne puisse être entière pour eux.

Bon cinéma

Helen Faradji

Publier sur twitter Partager

Vos réactions (0)

Soumettre une réaction

  *Votre courriel ne sera pas publié et est demandé seulement à titre de référence.