Format maximum

Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

DU RÉPIT

2007-11-29

DU RÉPIT

    Après les semaines dernières, surchargées en images, cette semaine apparaît aussi calme que douce. Peu de films, en effet, à se mettre sous la dent. Plus c’est
mieux ? Pas nécessairement.

    Car excepté la présence douteuse d’Awake, premier long mystico-médical de Joby Harold et navet de compétition mettant en vedette les Ken et Barbie de notre ère (Hayden Christensen et Jessica Alba) et un réveil lors d’une chirurgie cardiaque, notre semaine cinéma battra au rythme de 4 films, passant du documentaire à la fiction avec allégresse.

    Du côté documentaire, d’abord, on surveillera ce Cemetery Club, tourné pendant 5 ans par le réalisateur israëlien Tali Shemesh qui y suit les discussions hebdomadaires d’un groupe de personnes âgées près du cimetière du Mont Herzl. Ces aînés, parmi lesquels les propres grand-mère et grande tante du cinéaste, et pour la plupart survivants de l’Holocauste, se retrouvent chaque samedi depuis 20 ans pour papoter en douceur d’art et de questions sociales, auprès des tombes des personnalités éminentes de leur pays. Le beau succès obtenu lors du parcours festivalier nous fait présumer le bon moment.

    Pour la transition entre le doc et la fiction, on pourra toujours faire un tour du côté de The Point, signé Joshua Dorsey dans lequel une quarantaine de jeunes de Pointe-St-Charles ont eux meme développé scénario et rôles tout en y jouant également. Reste à voir si le résultat est à la hauteur de la démarche, en soi, inattaquable. Malheureusement, les échos sont peu encourageants.

    Mainte fois repoussé, enfin sorti, Poor Boy’s Game de Clement Virgo nous entraîne du côté de la fiction. Rossif Sutherland, fils de, demi-frère de, y joue la partition tant écoutée de la rédemption post-prison par le sport, la boxe en l’occurrence, sans donner de réel nouvel os à ronger. Habitudes, bonnes vieilles habitudes des bons sentiments.

    Habitudes, tiens, comme celles que fait littéralement éclater I’m not there de Todd Haynes, portrait conceptuel et vaporeux en 6 facettes de l’icône Bob Dylan, "immense" film selon Philippe Gajan. En toute logique, notre film de la semaine.

Bon cinéma

Helen Faradji

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