Format maximum

Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

UNE DERNIÈRE AVANT LES FÊTES

2007-12-04

FAMILLES, JE VOUS HAIS

    Est-ce l’approche de Noël ? Est-ce l’anticipation de retrouvailles familiales? Est-ce simplement un besoin de régler quelques comptes? Peu importe. Toujours est-il que notre semaine cinéma se place sous le signe maudit de la famille.

    Dans Atonement, d’abord, second long de Joe Wright (Pride and Prejudice), film d’ouverture du dernier festival de Venise et adaptation du roman d’Ian McEwan, où une petite sœur, dans les années 30, accuse le petit ami (James McAvoy) de sa sœur (Keira Knightley) d’un crime qu’il n’a pas commis. La fresque historico-sentimentale a la légèreté d’une tourtière, la poésie d’un chant de Noël et le lyrisme d’une buche glacée. Dommage, on aurait aimé se laissé prendre.

    Peut-être le pourra-t-on avec Breakfast with Scot, deuxième long du torontois Laurie Lynd (House), où un couple d’homosexuels se retrouve gardien d’un petit garçon de 11 ans. Particularité, l’un des joyeux nouveau papa est un commentateur sportif, ancienne gloire de la LNH, cette dernière ayant officiellement accepté que son logo et ses uniformes soient utilisés. Un feel-good movie à la canadienne qui appelle le pourquoi pas?

    Beaucoup moins hésitante est notre envie de découvrir Margot at The Wedding. Le temps nous aura manqué, mais croyez-nous, on se reprendra. Pourquoi en effet vouloir passer à côté de ce nouveau long de Noah Baumbach, réalisateur de l’un des secrets les mieux gardés de 2005, The Squid and the Whale, regard acéré, rusé et d’une mélancolie touchante sur la famille nucléaire? Ici, il sera question d’une écrivaine rendant visite à sa sœur dont elle désapprouve le prochain mariage avec un artiste sans emploi. Baumbach retricote les mêmes thèmes, avec cette fois Nicole Kidman, Jennifer Jason Leigh et Jack Black, pendant que de notre côté, on se réjouit d’avance.

    Mais notre famille, on la trouve parfois aussi au coin de la rue, dans notre quartier, notre « village » comme la réalisatrice Karina Goma appelle le bout de ville Parc-Extension dans son documentaire Un Coin du ciel, présenté aux derniers RIDM. En plein débat sur les accomodements (le film a d’ailleurs été déposé à la commission Bouchard-Taylor), le film s’aventure dans le CLSC Parc-Extension pour toucher du doigt ce lien fragile mais nécessaire qui se crée entre les québécois d’ici et d’ailleurs.Une découverte que, là encore, nous n’avons pas eu le temps de faire, mais que l’on pressent utile pour nous aider à comprendre ce que le pays vit ces jours-ci.
 

    Restaient deux films, aux antipodes l’un de l’autre, mais à qui nous avons choisi, une fois n’est pas coutume, de faire partager le poids du film de la semaine : l’incontournable L’âge des ténèbres de Denys Arcand et le blockbuster hivernal The Golden Compass. Et pourquoi cette abondance ? Tout simplement, parce que 24IMAG ferme cette semaine ses portes jusqu’au 28 décembre, pour passer de belles fêtes que nous vous souhaitons aussi joyeuses que trépidantes.

    Bon cinéma à tous, et soyez au rendez-vous en 2008 pour de nouvelles aventures cinématico-virtuelles. Nous y serons !

Helen Faradji
 

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Vos réactions (1)

  1. Puissiez-vous tous et toutes -membres de l'équipe du 24 images-, être dans la joie jusqu'au cou pendant cette période d'allégresse généralisée.

    par Yvan L., le 2007-12-06 à 18h16.

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