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Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

BONNE ANNÉE!

2008-01-03

BONNE ANNÉE!

Après la dinde aux marrons mal digérée et le bouchon de champagne dans l’œil, l’autre grande tradition des fins d’année est celle du bilan. Cinématographique, entendons-nous bien.
Une tradition que nous perpétuerons ici, d’autant que la semaine cinéma nous en laisse plus que largement l’occasion. Un seul film prend en effet l’affiche cette semaine, One missed Call d’Éric Valette, remake d’un film d’horreur japonais, qui ne nous fera pas braver le froid pour aller l’affronter. On en profitera pour remercier le cinéma du Parc de nous gâter tout de même en projetant Soy Cuba, dont nous papotons en ces pages-mêmes.

Bilan donc. Impossible de ne pas se souvenir de 2007 comme l’année des grands disparus. Les acteurs Ulrich Mühe (La vie des autres), Deborah Kerr et Michel Serrault. Les réalisateurs Ryan Larkin, Sembène Ousmane, Edward Yang, Michelangelo Antonioni et Ingmar Bergman. Tous à leur manière des pointures, des essentiels. Tous devenus maintenant immortels. Si le paradis existe, c’est à leur table qu’on souhaite un jour lointain pouvoir boire un coup.

Mais l’année cinéma, ce fut aussi le magnifique discours de Pascale Ferran aux Césars (ici), la lettre aux jeunes réalisateurs de Bernard Émond (ici), la rétro Gus Van Sant à la cinémathèque, les rétro Lynch et Maddin au Parc, la Palme d'or à 4 mois, 3 semaines et 2 jours, le prix du meilleurs premier film canadien à Stéphane Lafleur pour son Continental au festival de Toronto.
L'année 2007, ce fut encore la livraison toujours attendue, toujours à la hauteur du Festival du Nouveau Cinéma et les Rencontres Internationales du Documentaire qui nous ont heureusement rappelé que le doc, ce n'était pas que Durs à cuire et Québec sous ordonnance.
Et bien sûr, 2007, ce fut finalement la création de ce bel espace où nous nous rencontrons chaque semaine: 24IMAG!

Un bilan, c'est aussi une question d'équilibre et nous nous en voudrions de ne pas évoquer ici tout ce qui, durant l'année, a pu sérieusement nous agacer. Tiens, comme ces nominations aux Jutra, dominées par Bon Cop, bad cop, pendant que chez les Français, Lady Chatterley remportait la mise. Comme aussi, cette petite phrase, sublime de condescendance, glanée dans La Presse et prononcée par Patrick Roy, président d'Alliance Atlantis Vivafilm:  "Il ne faut pas oublier que les gens vont au cinéma pour voir des vedettes". Comme encore les délires méditatifs de David Lynch, l'absence de prix pour les Coen à Cannes, l'interdiction de tournage en Chine pendant 5 ans pour Lou Ye (Summer Palace), la censure éditoriale exigée par la Thaïlande devant le nouveau film d'Apichatpong Weerasethakul et, tiens, tous les films que nous n'auront pas vu pour cause de frilosité extrême des distributeurs.
Heureusement qu'il y aura eu la saga de la sortie de L'âge des ténèbres pour nous faire rire un peu.

Sur ce, toute l'équipe vous souhaite la plus belle des années 2008 et surtout un excellent cinéma

Helen Faradji

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Vos réactions (1)

  1. "Après la dinde aux marrons mal digérée et le bouchon de champagne dans l'oeil"... Ne manque que la glissade de ma tante à moustache sur la bûche de Noël. Content de vous revoir en en grande forme dans ce chouette édito, Helen.

    par Yvan L., le 2008-01-09 à 19h23.

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