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Premiers plans - un billet d'Helen Faradji

LA FÊTE DES FILLES

2008-01-17

LA FÊTE DES FILLES

   
    Les femmes sont à l’honneur en cette semaine cinéma! Excepté la sortie d’un gros machin de science-fiction (Cloverfield, produit par J.J. Abrams, et précédé depuis l'été dernier d’une campagne de pub internet, alléchante il faut le dire), nos sorties sont en effet placées sous le signe de Vénus. Un peu de douceur dans un monde de brutes? Pas si sûr.

    Car si l’on passe rapidement sur 27 Dresses, une comédie romantique nunuche, vue mille fois et brillant surtout par son manque de personnalité et de mordant, sur Mad Money (3 femmes de ménages, soient Diane Keaton, Queen Latifah et Katie Holmes, on y croit, braquent la réserve fédérale américaine) ou sur How to cook your life, un documentaire allemand de Doris Dörrie sur un cuisinier prêtre zen (!), c’est plutôt le mordant de nos réalisatrices et actrices qui frappe.

    En avoir ou pas, telle est bien la question.

    D’abord petit détour du côté de Catherine Hébert, documentariste qui après Des mangues pour Charlotte retourne vers un conflit peut-être pas assez glamour pour être médiatisé : celui qui a transformé l’Ouganda en gigantesque champ de bataille à ciel ouvert depuis 20 ans. De l’autre côté du pays suit ainsi 5 habitants du pays et fait le portrait d’un pays ravagé par une crise humanitaire sans commune mesure. De quoi faire réfléchir dans les chaumières.

    Autre étonnante femme à poigne, Isabelle Carré que 24 IMAG a rencontré pour vous afin qu’elle évoque son rôle, surprenant et vénéneux, d’érotomane dans Anna M., thriller passionnant et bien ficelé de Michel Spinosa aux accents d’Adèle H. et de La pianiste. L'entrevue est ici

    De la poigne, il en faudra aussi à Lola Doillon, fille de, sœur de pour parvenir à se faire un prénom. Son premier film, Et toi t’es sur qui? est en tout cas une belle entrée en matière. Regard tendre et sensible sur l’adolescence, le film a tout de la chronique sincère et modeste à laquelle on prend un vrai plaisir à se laisser aller. C’est frais, mignon comme tout et avec ce petit quelque chose en plus qu’on a bientôt envie de retrouver.

    Mais c'est finalement hors du cercle féminin que nous sommes allés pêcher notre film de la semaine. Car restait un film, immanquable, attendu, espéré, dont le réalisateur avait arrêté de tourner depuis 10 ans: Youth Without Youth de Francis Ford Coppola

Bon cinéma

Helen Faradji

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