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RETROSPECTIVE HOU HSIAO-HSIEN, l’extrême contemporain, présentée par André Roy

2006-12-05

La Cinémathèque québécoise gâte les cinéphiles en accueillant, du 6 au 21 décembre une rétrospective des films du maître taïwanais Hou Hsia-hsien.
Débutée en 1980 avec Cuts Girls, sa carrière est jalonnée de monuments filmiques tels Un temps pour vivre, un temps pour mourir (prix de la critique internationale à Berlin en 1985), La Cité des douleurs (Lion d'or à Venise en 1989) ou Le Maître des marionnettes (prix du jury à Cannes en 1993).
La Fédération Internationale des Archives du Film vient tout juste de décerner son « FIAF Award 2006 » à ce cinéaste phare du continent asiatique.

Grand spécialiste de l'œuvre de Hou Hsia-hsien, notre collaborateur André Roy le présente ainsi* :

« Ce chef de file de la nouvelle vague taïwanaise nous donne à voir un cinéma de la mémoire, des conflits historiques et des déchirements intimes, un cinéma qui est tellement lié au destin de son pays qu'il nous paraît souvent indéchiffrable, d'une obscurité déroutante – si ce n'était l'état d'hypnose dans lequel peuvent nous plonger des œuvres apparemment aussi différentes que Le Maître de marionnettes (1993) et Goodbye South, Goodbye (1997) que Les Fleurs de Shanghai (1998) et Café Lumière (2004), et qui nous indiquent que nous voyageons dans une cosmogonie qui trouve une cohérence entre fresques historiques et chroniques personnelles, dans une réalité d'une singulière et universelle actualité car située au croisement de l'engagement social et de l'expérimentation formelle, de la proximité et de l'éloignement, de l'abstraction et de la sensualité, de la cruauté et de la morale, et qui rapproche le cinéaste autant d'un Ozu et d'un Mizoguchi que d'un Godard et d'un Straub.
Reformulant ses thèmes au fil des ans et les enrichissant, Hou Hsiao-hsien passe de l'autobiographie de ses premiers films (comme Les Garçons de Gengkuei (1984) et Un temps pour vivre, un temps pour mourir (1999)) aux récits historiques (comme La Cité de la douleur (1989) et Good Men, Good Women (1996)), pour enfin peindre des tableaux du présent. »

Détails de la programmation au : www.cinematheque.qc.ca
*Voir également l'article complet d'André Roy intitulé "Hou Hsiao-hsien, l'extrême contemporain" dans la revue 24 Images.

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