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BLOGUE D'ANNECY 1 - par Marcel Jean

2009-06-08

CA COMMENCE AUJOURD'HUI

    Voici revenu le temps de l’année où Annecy devient, pour une semaine, la capitale mondiale du cinéma d’animation.  Entre le festival dont le quartier général  se trouve à Bonlieu,  centre culturel ayant le statut de scène nationale, et le Marché international du film d’animation (MIFA) qui se tient à l’Impérial, grand hôtel construit à côté de la plage municipale, c’est environ 7000 accrédités qui circulent. Imposante ruche, donc, où les producteurs de séries et les développeurs de logiciels côtoient les cinéastes et les étudiants, où les maisons de services rivalisent d’agressivité pour décrocher les contrats de sous-traitance.

    Annecy, c’est gros! Un peu comme le Cannes de l’animation, dit-on souvent. Mais la comparaison avec Cannes est trompeuse car Annecy garde un côté convivial. La communauté de l’animation reste relativement restreinte dans le grand paysage du cinéma et de la télévision. Ainsi, les habitués qui débarquent sont reconnus par les préposés à l’accueil, serrent la main de Patrick Eveno, le sympathique directeur du CITIA (l’organisme qui chapeaute la manifestation), font l’accolade au directeur artistique Serge Bromberg et retrouvent ainsi leurs marques avec bonheur.

    Le festival commence le lundi, mais les bureaux ouvrent le dimanche, à 14 heures, histoire de permettre à chacun de récupérer son badge, son catalogue, ses invitations et le lot d’articles promotionnels qui  accompagne le tout. La crise étant ce qu’elle est, les cadeaux sont toutefois rares cette année. Dans les sacs, pas de stylos, de dvd ou de trucs qui vont réjouir les enfants lorsque les parents rentreront. Mais la crise, justement, aura-t-elle un impact sur le volume du marché? On garde les doigts croisés du côté des organisateurs, car le nombre de stands a augmenté par rapport à l’an dernier. On saura vendredi si les affaires ont été vigoureuses.

    Le festival ouvre officiellement ce soir, avec la projection de Panique au village, des Belges Vincent Patar et Stéphane Aubier, déjà présenté en avant-première à Cannes. Les projections commencent cependant dès le matin. C’est d’ailleurs au documentaire québécois L’épine mentale, dans lequel les cinéastes Mathieu Bergeron et Yves Martel rencontrent quelques têtes d’affiche de l’animation mondiale (Raoul Servais, Georges Schwizgebel, Jacques Douin, Barry Purves, Pjotr Sapegin), que revient l’honneur de la première séance dans la grande salle de Bonlieu.

    En compétition se mesureront 9 longs métrages (choisis parmi les 45 soumis) et 40 courts métrages (sélectionnés parmi 748 propositions).  Avec un tel ratio, c’est déjà un exploit d’être sur la ligne de départ. Le plateau est relevé cette année, avec la présence de très gros noms comme l’Anglais Nick Park (quadruple oscarisé), l’Estonien Priit Pärn (auteur de deux œuvres magistrales :  Le déjeuner sur l’herbe et Hotel E), le Suédois Jonas Odell (Ours d’or à Berlin pour Never Like the First Time) et le Canadien Cordell Barker (deux fois en nomination pour l’Oscar du meilleur court métrage d’animation et primé à Cannes cette année pour Runaway).

Marcel Jean

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